L’équilibre

     L’homme debout n’est pas immobile. Il est constamment animé de légères oscillations, d’avant en arrière et latérales. Lorsqu’il est attiré vers l’avant, les muscles du mollet se contractent pour le ramener en arrière. Lorsqu’il revient en arrière, les muscles antérieurs de la jambe se contractent pour le ramener en avant. Tous ces ajustements posturaux n’ont qu’un seul but : maintenir la projection du centre de gravité du corps dans le polygone de sustentation et donc éviter la chute du corps humain et maintenir la station érigée.

Face à des agressions extérieures, vents violents ou poussées, l’être humain adapte immédiatement sa posture pour répondre à ces éléments.
Ainsi, pour résister à un vent de face, nous nous penchons légèrement et automatiquement en avant.

Pour se tenir debout et effectuer son activité gestuelle, l’être humain a besoin :

  • d’un référentiel spatial
  • d’informations

Les informations proviennent de récepteurs qui, d’une part nous situent par rapport à l’environnement. Ce sont :

    • la vision
    • le toucher
  • l’audition et l’oreille interne ou organe de l’équilibre.

D’autres récepteurs nous permettent d’évaluer la position des diverses parties du corps les unes par rapport aux autres. Ce sont :

  • la sensibilité profonde des membres inférieurs, et plus spécialement   des pieds, et de toute la colonne vertébrale (la proprioception).
  • La position conjuguée et coordonnée des deux yeux
  • La colonne cervicale supérieure (base du crâne et les deux premières vertèbres cervicales)

Toutes ces informations, issues des capteurs de l’équilibre, aboutissent au cerveau, et plus précisément dans les centres sous corticaux qui gèrent les messages reçus et adaptent la réponse posturologique pour que le corps humain reste debout face aux agressions extérieures et puisse, malgré les contraintes subies, poursuivre son but et donc ses activités.