La pathologie

A partir du moment où l’équilibre et les mécanismes de la posture sont identifiés comme vecteurs de la lutte contre la pesanteur, donc comme éléments absolument indispensables à la vie et à la survie de l’espèce humaine, il devient évident que les troubles qui peuvent s’insérer dans les mécanismes gérant l’équilibre et la vie de relation sont à l’origine d’un grand nombre de maladies.
Or aujourd’hui, on se rend compte que la plupart des problèmes que rencontre l’être humain sont liés à des troubles de la posture. D’après Bernard BRICOT, 93% de nos concitoyens ont un trouble de la posture. Les 7% autres (donc tout à fait indemnes de troubles posturaux) ne présentent aucune douleur ou pathologie particulière…

Colonne vertebrale déformée par une scoliose

Ces troubles de la posture sont responsables de la quasi majorité des douleurs, tendinites, névralgies, inflammations articulaires, retards de cicatrisations, troubles de l’équilibre, vertiges, maux de tête, mal être…
Mais ceci va encore beaucoup plus loin car tous ces troubles de la fonction posturale finissent par donner de véritables lésions dans l’organisme humain : scoliose, arthrose, hernie discale…

Le dérèglement des fonctions posturales agit bien évidemment dès le plus jeune enfant et conditionne donc toute la croissance. Nombre de jambes courtes sont dues à un trouble de la posture. Les scolioses, les cyphoses également.

Les mécanismes de la posture peuvent être perturbés à divers niveaux. Les capteurs posturaux peuvent être déréglés : l’oreille interne, la fonction motrice des yeux, la colonne vertébrale et plus spécialement la colonne vertébrale cervicale, la proprioception des membres inférieurs et plus spécialement le pied.

Les voies de transmission des informations que sont les nerfs, la moelle épinière et le cerveau peuvent être perturbés à divers niveaux.
Enfin, l’ordinateur central, le cerveau, peut lui aussi souffrir d’un mauvais fonctionnement ou d’une mauvaise analyse du problème par la perturbation que peut subir son programme d’analyse à cause d’informations parasites néfastes, par exemple celles issues de certaines cicatrices cutanées ou même internes, ou en provenance de la sphère mandibulaire, les dents et les mâchoires, ou encore celles que peuvent génèrer un état psychologique fragile.


Ce dérèglement de la fonction des mécanismes de l’équilibre va progressivement, sur des mois et des années, produire un trouble lésionnel et créer une véritable usure ou maladie des constituants de l’organisme humain.

Ainsi l’arthrose peut être qualifiée de vraie-fausse maladie. L’arthrose est une usure qui se développe dans un endroit fragilisé de l’organisme humain et cette fragilité est induite par les dysfonctions posturales. Ainsi nous savons tous que beaucoup de nos concitoyens souffrent sans avoir d’arthrose. Beaucoup d’autres, ayant beaucoup d’arthrose, ne présentent aucune douleur. Il faut alors se dire que ce qui fait mal ce n’est pas l’arthrose mais c’est le mécanisme antérieur qui a conditionné l’apparition de l’arthrose qui est également responsable de la douleur.
Arthrose

On sait également que l’apparition d’une maladie est le plus souvent liée à une addition de facteurs pathologiques. Le facteur postural en est un des plus importants. Ainsi on peut penser que de nombreuses maladies telles que celles de l’estomac, de la vésicule biliaire, du pancréas, du sein, et même du cœur… ont souvent une importante composante posturale.
Donc en médecine encore plus qu’ailleurs il convient de rechercher, comme le disait déjà Hippocrate : «  la cause des causes ».